Création de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) au Brésil
L’Etat de Santa Catarina (Région Sud du Brésil) sera doté à compter du 1er août 2009 d’une unité de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA), notre chère et réputée Institution Française, aujourd’hui référence mondiale en enseignement de la gestion publique. L’école devrait, selon toute vraisemblance, se nommer ENA Brasil, et sera la pionnière pour le pays mais aussi pour l’ensemble de l’Amérique Latine dans ce modèle de coopération. L’accord a été signé avec le Gouvernement Français, à Paris, au cours de l’année dernière Durant une mission internationale menée par le Gouverneur de l’Etat de Santa Catarina, Luiz Henrique da Silveira et le Vice-Gouverneur Leonel Pavão.
Le projet de base qui doit être finalisé et soumis à l’Assemblée législative de l’Etat de Santa Catarina dans les prochains jours, définit la forme institutionnelle de cette création et prévoit par ailleurs que les gestions administrative et académique restent à la charge de l’Université de l’Etat de Santa Catarina (Udesc).
Comme chacun le sait, L’Ecole Nationale d’Administration a été créée en 1945 par Charles de Gaulle, alors Président de la République, et dans le but de démocratiser l’accès au service civil. Cette institution est considérée comme un symbole de la méritocracie Républicaine, offrant aux étudiants un accès aux postes de serviteurs de l’Etat les plus élevés.
Mitsubishi Verte et Jaune
Un communiqué du Constructeur automobile Mitsubishi, publié dans un journal Japonais, pourrait changer complètement l’existence de la marque au Brésil. Très laconique, le texte informe seulement qu’une partie des lignes de montage de la compagnie sera transférée à l’usine Brésilienne, située a Catalão, Etat de Goias, Région Centre-Ouest du Brésil. Environ 50.000 automobiles produites aujourd’hui au Japon viendraient à être produites désormais au Brésil, ce qui signifierait de multiplier pratiquement par 2 la capacité de production locale actuelle. De plus, le Brésil deviendrait la plateforme d’exportation de la marque Japonaise à destination des autres pays d’Amérique Latine. Le but est de tirer partie des avantages fiscaux dans le cadre des accords commerciaux en vigueur parmi les membres du Mercosur (Marché Commun d’Amérique du Sud) et le Mexique. La décision de Mitsubishi cherche à atténuer les pertes financières causées par la valorisation du Yen, lesquelles s’élèvent à 53 millions de US Dollars pour la période allant d’avril à décembre 2008. Dans les 60 prochains jours, la firme représentant la marque Japonaise au Brésil, la MMC Automotores, annoncera le nom des modèles qui seront estampillés “made in Brazil”. En plus de coûts de production inférieurs, ces véhicules seront exemptés de droits de douane, lesquels représentent environ 35% à ce jour.
La décision démontre par ailleurs que la crise mondiale a provoqué l’ajournement d’un projet déjà ancien de Mitsubishi: assumer directement les activités Brésiliennes, actuellement entre les mains d’Eduardo Souza Ramos, propriétaire de la MMC. Ramos se préparait déjà à cette probabilité, tant et si bien qu’il a engagé l’importation de vehicules de Suzuki fin 2007. “Il a commencé a vendre une marque concurrente parce qu’il savait que, tôt ou tard, les activités de Mitsubishi au Brésil viendraient à être gérées directement du Japon”, déclare un spécialiste du secteur. “L’intention était de vendre l’ensemble des activités à Mitsubishi, y compris l’usine, et ne s´occuper que de Suzuki.” Selon le consultant André Beer, ex-président de l’ANFAEVA (Association nationale des fabricants de véhicules automobiles), le constructeur a revu ses plans devant le recul du marché mondial. “Maintenant, Mitsubishi doit décider si elle continue ses activités au Brésil par la biais d’une représentation ou passe à travailler en direct”, ajoute-t-il. Pour un autre spécialiste, le journaliste Fernando Calmon, la MMC continuera vraisemblablement à représenter la marque au Brésil. “MMC est responsable de tous les investissements réalisés jusqu´à maintenant, incluant la construction de l’usine”, affirme-t-il. “Aucun recours financier serait em mesure de venir du Japon à pareille époque.”
Les Japonais ont décidé de transférer la production, motivés également par les bons résultats obtenus par le distributeur Brésilien. Les ventes de Mitsubishi au Brésil croissent d’année en année. En 2007, 29.000 véhicules de la marque ont été immatriculés sur le marché national. Quant à l’année dernière, ce nombre est passe à 41.000. Seulement en janvier, Mitsubishi a vendu 2.600 véhicules, entre modèles commerciaux et privés. “Avec l’augmentation de la production, les ventes peuvent augmenter de 22% cette année”, estime Beer. Mais l’arrivée de nouveaux modèles ne serait pas une bonne alternative. “En temps de crise, il est difficile de lancer de nouvelles versions d’automobiles. La tendance est de concentrer ses efforts sur les produits qui marchent bien”, déclare le consultant. Quant à Calmon, il pense que la MMC réalisera une production locale du Pajero Full, aujourd’hui importé, et commencera la fabrication du Lancer, encore inédit sur le marché Brésilien.
Source: Tatiana Vaz
Lancement d’un projet de logement sociaux
Des logements populaires pour des prestations mensuelles a partir de R$ 15 (5 Euros) pour des foyers a faibles revenus
BRASILIA- Le projet de financement de logements sociaux qui sera lancé dans le cours du mois de mars 2009 par le Président du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva, prévoit des prestations mensuelles s’élevant de R$ 15 à R$ 20 (5 à 6,50 Euros) dans le cas de foyers dont les revenus plafonnent à 3 salaires minimum (R$ 1.395 ou 430 Euros environ) par mois, selon les informations du journal “Estado de São Paulo”. Dans le cadre de ce projet, le gouvernement devrait subventionner la quasi intégralité du montant de l’achat d’un logement propre pour les salariés à bas revenu dans le cadre de ce projet.
Le plan prevoit par ailleurs que l’acquéreur d’un logement ne commence à verser les prestations mensuelles qu’à partir du moment ou il aura pris possession des lieux.
Toujours selon le journal, les subventions Fédérales à hauteur de 100% ne concerneront que les plus bas salaires, en dépit du fait que ce projet de financement de logement sociaux soit destine aux foyers dont les revenus n’excèdent pas 10 salaires minimum (R$ 4.650 ou 1.550 Euros par mois).
Des entreprises qui oeuvrent en faveur de projets sociaux
Le logement Braskem
Le déficit de l’habitat Brésilien represente à ce jour 7,8 millions de logements. Cette question est devenu un défi pour le gouvernement et une opportunité pour les entreprises dont l’activité est liée à la commercialisation ou l’utilisation de technologie innovantes. C’est le cas du Groupe Petrochimique Brésilien Braskem, leader en Amérique Latine avec un CA équivalent 6 milliard d’Euros. La Braskem est l’inventeur du « Sistema Construtivo Concreto PVC ». Le système utilise des plaques qui sont emboitées les unes dans les autres puis remplies de béton. La municipalité de Macéio (Capitale de l’Etat d’Alagoas, Nord-est du Brésil, fut la première à miser sur cette idée en utilisant cette technique pour construire une crêche (voir photos). L’avantage principal est le faible coût, le délai d’execution extrêmement court, 60 jours seulement, et le fait que cette technique ne requiert aucune forme de maintenance. Désormais, de nombreux projets visant la construction de logements populaires ou établissements publics tels que des crêches ou écoles pourront être lancés à travers le pays.
Source : Rosenildo Ferreira
En route vers Brésil 2014!
Parmi les pays où le football est roi, nul doute pour personne que le Brésil est en bonne position, en conséquence, l’organisation de la coupe de Monde confiée au plus grand pays d’Amérique Latine pour son édition de 2014 revêt un caractère tout particulier. C’est tout d’abord un honneur pour ce peuple de passionnés que de recevoir les autres grandes nations du football qui se qualifieront, une chance pour la seleção de se produire devant son public et ainsi venger la seleção de 1950, laquelle avait échoué en plein stade du Maracanã (score 1-2) contre l’Uruguay dans un match décisif. Presque 60 ans plus tard, ce drame, car ce fut un drame national à l’époque, la blessure ne s’est pas encore refermée, pas davantage ne l’est la défaite de 1998 en finale face a la France. Le Brésil ne se conforme pas de perdre une Coupe du Monde de Football, car éternellement favorite, mais pire encore quand il s’agit d’une finale. Pour cela, les deux plus grands cauchemars sportifs vécus par le peuple Bresilien sont ces deux déroutes de 1950 et 1998.
L’organisation du Mundial 2014 a donné lieu à la validation accélérée d’un vaste plan d’investissements Fédéral, visant la réforme et l’élargissement d’infrastructures routières, portuaires, aéroportuaires, hôtelières (touristiques en général). Le pays est depuis plusieurs années en phase de croissance économique soutenue (prevision de croissance néanmoins ralentie pour cette annee, eu égard a la crise mondiale). En réalite, ces investissements auraient eu lieu indépendamment de la Coupe du Monde attibuée au Brésil, ceci afin de pouvoir accompagner l’évolution de son économie en termes d’industrie, production agricole et services.
Le Brésil attend naturellement de substancielles retombées économiques directes et indirectes associées a l’organisation du Mundial. Par exemble, un des grands projet en cours est la mise en service de nouvelles lignes de train inter-régionales, ce moyen de transport ayant été presque totalement abandonné au cours des années 50 du siècle dernier. Aujourd’hui, de toute évidence le transport à la fois de personnes et de marchandises par voie ferroviaire est devenu un objectif majeur que l’organisation de cet évènement sportif planétaire a transformé en concrétisation immédiate.
Sur le plan des infrastructures footballistiques, sont en phase de validation des projets de construction ou de réforme de stades qui accueilleront les matches lors de cet évènement.
Une nouveauté pour l’edition de la CM 2014, c’est qu’en accord avec la FIFA, 12 villes accueilleront les matches de la compétition, au lieu d’un maximum de 10 villes. La raison principale est fonction de la superficie du pays et la nécessite de proposer 2 stades par region, tant pour des raisons logistiques, qu’économiques et touristiques.
Le 20 mars 2009, la FIFA annoncera la liste des 12 villes choisies parmi les 18 villes candidates, toutes visitées par sa commission d’évaluation au cours des mois de janvier et février derniers.
A l’issue de cette annonce, le démarrage des projets présentés à la FIFA va pouvoir intervenir.
Dans «Brésil, la passion en plus», je vous propose, chers amis blogueurs, de vous faire part régulièrement, de l’intérieur , des différentes étapes de la préparation du Mundial 2014, des anecdotes s’y rapportant, comme si vous y étiez.
Chers amis blogueurs, du fait qu’un blog n’a d’intérêt que s’il est interactif, vos commentaires et questions seront les bienvenus !
-
Récent
- Création de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) au Brésil
- Mitsubishi Verte et Jaune
- Lancement d’un projet de logement sociaux
- Des entreprises qui oeuvrent en faveur de projets sociaux
- En route vers Brésil 2014!
- Restauration industrielle: percée de la Sodexo au Brésil
- Carnaval de Rio 2009 – La France représentée
-
Liens
-
Archives
- mars 2009 (6)
- février 2009 (1)
-
Catégories
-
RSS
Entrées RSS
Syndication RSS